Six personnages en quête de… vin

510Q2TQKA4L._SL500_Immergé depuis plusieurs semaines dans l’œuvre de John Steinbeck, après La perle, Les raisins de la colère et La rue de la Sardine, hier je me suis délecté d’un autre chef d’œuvre signé par ce grand écrivain américain : Tortilla Flat.

J’ai du mal à trouver les mots pour expliquer à quel point ce petit bouquin a su me charmer et a confirmé mon admiration pour son auteur. Un texte simple à lire, mais loin d’être simpliste, des personnages nobles qui font partie des couches les plus démunies de la société, une histoire dramatique racontée avec humour… tout y est pour empêcher le lecteur de fermer ce livre tant qu’il n’est pas encore à la fin.

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Cuisiner comme un chef

51iI+EBnjoL._SL500_Deux mois sont déjà passés depuis le lancement de mon blog et je viens de me rendre compte que j’ai beaucoup écrit sur les livres que j’ai lus, un peu moins sur les vins et… rien sur la cuisine. Pourtant, dans la petite description que j’ai mise sur la page d’accueil, j’ai bien noté que ce blog s’adresse aussi à « ceux qui aiment (…) le vin et la gastronomie, le vin et la vie ».

Pour vous prouver que le mot « gastronomie » ne s’est pas glissé dans ma présentation par pur hasard, ni exclusivement pour des raisons de prosodie (gastronomie/vie, quelle jolie rime pourtant), l’article que je suis en train d’écrire porte sur la cuisine. Et, plus précisément, sur un livre de cuisine (je ne peux pas m’en empêcher, dans mes textes il faut que ce soit toujours question d’un livre).

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Un article génial !

harm·less drudg·ery

Last Thursday was a rare treat in our house: one of those nights where the homework was done early, the dinner was cooked by someone else, and snow was in the forecast. The evening stretched out, molasses-lazy. My eldest daughter sauntered into the kitchen where I was spending some meditative time with the pots and a scrub brush.

« So, » she began lightly, « I wanted to talk to you about your pottymouth. »

I hummed. She does not approve of my penchant for cussing.

« When I came into your office today, you said the s-word. Cursing is evidence of a lack of creativity. » It is always a delight to hear your feeble parenting parroted back at you.

« A guy said something stupid on the radio this morning and then defended it by misquoting the dictionary. I was just frustrated, that’s all. »

She whisked a dishtowel off the shelf and began drying pots…

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Trop tard pour le champagne !

munchLe 14 février a débarqué plus tôt que prévu ? C’est à peine ce matin que vous avez jeté un œil dans le calendrier pour constater avec effroi que la Saint-Valentin est déjà la ?

Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas grave ! En fait, non, je plaisante, bien sûr que c’est grave !!!

Prisonnier au bureau jusqu’à 19h, vous ne pourrez pas vous libérer plus tôt pour aller faire les magasins et trouver LE cadeau. Et non, Internet ne peut pas vous aider non plus. Il est trop tard pour acheter du champagne en ligne, des bonbons, des fleurs ou quoi que ce soit ! Il n’y a pas de courrier exprès qui puisse vous livrer un colis en moins de deux heures.

Quelle est la solution ? Mais puisque je vous le dis : il n’y en a pas ! C’est trop tard, tout est perdu !

Quoique… il existe peut être un moyen de vous en sortir. Non, pas besoin de vendre votre âme au diable, il s’agit bien d’acheter quelque chose. Mais voyons ! Vous avez bien l’habitude de le faire.

Un indice : Amazon. Deuxième indice ? Kindle ! Got it ?

Vouiii, des livres en format électronique, that’s what I’m talking about ! Vous passez la commande maintenant et, deux minutes plus tard, le bouquin est là !

Oh, c’est magique, n’est-ce pas ? Non, pas l’amour, Amazon !

Des personnages et du vin

511098F0CKL._SL500_Samedi, ce jour béni où l’on reste chez soi pour faire ce qu’on aime, j’ai lu un petit bouquin qui a fait mon bonheur de fin de semaine : La perle, de John Steinbeck. Une lecture facile, mais tellement reposante et captivante, pas forcément de par son sujet (plutôt triste, comme dans tous les livres de Steinbeck), mais surtout grâce à la manière dont le texte a été conçu par son auteur, tel une chanson qui reprend inlassablement le refrain, jusqu’à ce que le public soit à jamais épris de sa magie.

Pendant de longues minutes, j’ai été fasciné par ce texte, à la façon dont Kino, le personnage principal, a été fasciné par la perle qu’il a découverte au tréfonds de la mer et qu’il a baptisée la Perle du Monde. Et pour prolonger cette « ambiance Steinbeck » qui m’avait tellement envouté, j’ai me suis lancé ensuite dans la lecture d’un autre livre signé par ce grand auteur américain, Les raisins de la colère.

Mais avant d’entamer ce nouveau texte (que j’aurais dû lire il y a des années, j’en suis conscient), je n’ai pas oublié de copier un petit extrait que j’ai trouvé approprié pour mon blog d’oenologue amateur. Vous l’aurez bien deviné, il est question de vin et de la France :

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The right book and the right wine at the right time

KunderaRelire un livre qu’on a jadis aimé peut être parfois aussi décevant que revoir vingt ans plus tard la petite fille qu’on avait décidé d’épouser quand on avait 7 ans. Et si, lorsqu’il s’agit de la fille, il est possible que ce soit elle qui a beaucoup changé (trop de soucis ou trop de cigarettes ?), pour ce qui est du livre une chose est sûre : les mots sont toujours les mêmes, rien n’a changé depuis la première lecture.

Et pourtant, on dirait que tout a changé : Les phrases qui jadis nous ont changé la vie nous paraissent aujourd’hui maladroites, les personnages qui nous ont fait rêver sont soudainement ridicules. Et lorsqu’on se souvient d’avoir recommandé ce bouquin à tous nos proches, on commence à avoir honte. Eux aussi, ils vont découvrir que le livre n’est pas bien écrit, ils vont penser que l’histoire ne tient pas la route. Ils vont mettre en question notre capacité de juger un texte et d’avoir un avis pertinent sur un auteur.

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Un bon livre et du bon vin : la belle vie à la française

Un bon cruPassionné depuis mon enfance par la lecture, j’ai découvert le vin (lisez « le plaisir de boire un verre de bon vin ») beaucoup plus tard, quand j’ai quitté mon pays natal pour vivre dans le sud de la France.

Eh oui, cliché oblige, une fois installé sur la Côte d’Azur, pas loin de la fameuse Provence, j’ai commencé à m’intéresser au vin français et à en consommer. Pour être honnête, je n’ai pas eu trop le choix. Pour être l’un des leurs, il faut vivre comme eux et… boire leur vin. J’ai compris vite que, lors de mes sorties au restaurant, si le serveur restait interloqué (« Pardon ? Pardon ? »), le problème n’était pas (seulement) mon accent, mais le fait de commander un chocolat chaud (« Un chocolat chaud ??? ») ou une infusion (« Une infusion ??? ») pour accompagner ma souris d’agneau.

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A school for fools & red wine for me

722134Il y a quelques jours, j’ai commandé en ligne le livre A school for fools (en anglais, traduit du russe) que je suis en train de lire. Malheureusement, le texte n’est pas encore disponible en français, donc si vous n’êtes pas anglophones ou russophones, vous allez rater ce bouquin merveilleux et étrange écrit par Sacha Sokolov, un écrivain contemporain russe.

Depuis des années je respecte cette tradition que j’ai instaurée il y a une bonne dizaine d’années, voire plus : en hiver je lis toujours des écrivains slaves. Ce n’est pas quelque chose que je me suis imposée, ça a commencé plutôt comme une envie de lire Dostoïevski un hiver où il faisait très froid, ça a continué l’hiver suivant avec Boulgakov et la tradition y était déjà ! J’ai découvert ensuite Andreï Kourkov, un auteur ukrainien de langue russe que j’apprécie énormément et dont j’ai lu tous les romans qui ont été traduits en français (ou en anglais).

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Créer des liens

3, 2, 1… C’est parti pour le premier article de mon blog.

Ça fait longtemps que je songeais à créer mon petit blog à moi, qui me permette de mettre « sur papier » mes pensées et mes impressions concernant des choses qui me passionnent dans la vie : le vin, la gastronomie, les bons livres…

Ce blog sera mon petit chez moi, où je pourrai passer quelques moments seul, loin de tout souci, loin de mes tâches professionnelles, un endroit où je pourrai dire (ou plutôt écrire) ce que je pense vraiment, sans crainte de fâcher quelqu’un ;)

En fait, ce que je viens d’écrire n’est pas trop juste. On n’est jamais seul sur internet. Ce blog, s’il est là, sur la « toile », c’est qu’il est accessible à tous les « internautes », où qu’ils soient. N’importe qui pourra lire ces lignes-ci et, je vous l’avoue, ça fait soudainement peur. J’éprouve brusquement une forme d’agoraphobie, cette peur qu’on peut avoir des lieux publics, des espaces ouverts, de la foule. En effet, l’internet est le plus grand espace ouvert que je connaisse, et je me rends compte que je viens de me lancer, avec mon blog, dans ce lieu public démesuré. Je me sens d’un coup petit, très petit, insignifiant presque.

Le Petit Prince

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