The right book and the right wine at the right time

KunderaRelire un livre qu’on a jadis aimé peut être parfois aussi décevant que revoir vingt ans plus tard la petite fille qu’on avait décidé d’épouser quand on avait 7 ans. Et si, lorsqu’il s’agit de la fille, il est possible que ce soit elle qui a beaucoup changé (trop de soucis ou trop de cigarettes ?), pour ce qui est du livre une chose est sûre : les mots sont toujours les mêmes, rien n’a changé depuis la première lecture.

Et pourtant, on dirait que tout a changé : Les phrases qui jadis nous ont changé la vie nous paraissent aujourd’hui maladroites, les personnages qui nous ont fait rêver sont soudainement ridicules. Et lorsqu’on se souvient d’avoir recommandé ce bouquin à tous nos proches, on commence à avoir honte. Eux aussi, ils vont découvrir que le livre n’est pas bien écrit, ils vont penser que l’histoire ne tient pas la route. Ils vont mettre en question notre capacité de juger un texte et d’avoir un avis pertinent sur un auteur.

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Un bon livre et du bon vin : la belle vie à la française

Un bon cruPassionné depuis mon enfance par la lecture, j’ai découvert le vin (lisez « le plaisir de boire un verre de bon vin ») beaucoup plus tard, quand j’ai quitté mon pays natal pour vivre dans le sud de la France.

Eh oui, cliché oblige, une fois installé sur la Côte d’Azur, pas loin de la fameuse Provence, j’ai commencé à m’intéresser au vin français et à en consommer. Pour être honnête, je n’ai pas eu trop le choix. Pour être l’un des leurs, il faut vivre comme eux et… boire leur vin. J’ai compris vite que, lors de mes sorties au restaurant, si le serveur restait interloqué (« Pardon ? Pardon ? »), le problème n’était pas (seulement) mon accent, mais le fait de commander un chocolat chaud (« Un chocolat chaud ??? ») ou une infusion (« Une infusion ??? ») pour accompagner ma souris d’agneau.

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A school for fools & red wine for me

722134Il y a quelques jours, j’ai commandé en ligne le livre A school for fools (en anglais, traduit du russe) que je suis en train de lire. Malheureusement, le texte n’est pas encore disponible en français, donc si vous n’êtes pas anglophones ou russophones, vous allez rater ce bouquin merveilleux et étrange écrit par Sacha Sokolov, un écrivain contemporain russe.

Depuis des années je respecte cette tradition que j’ai instaurée il y a une bonne dizaine d’années, voire plus : en hiver je lis toujours des écrivains slaves. Ce n’est pas quelque chose que je me suis imposée, ça a commencé plutôt comme une envie de lire Dostoïevski un hiver où il faisait très froid, ça a continué l’hiver suivant avec Boulgakov et la tradition y était déjà ! J’ai découvert ensuite Andreï Kourkov, un auteur ukrainien de langue russe que j’apprécie énormément et dont j’ai lu tous les romans qui ont été traduits en français (ou en anglais).

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Créer des liens

3, 2, 1… C’est parti pour le premier article de mon blog.

Ça fait longtemps que je songeais à créer mon petit blog à moi, qui me permette de mettre « sur papier » mes pensées et mes impressions concernant des choses qui me passionnent dans la vie : le vin, la gastronomie, les bons livres…

Ce blog sera mon petit chez moi, où je pourrai passer quelques moments seul, loin de tout souci, loin de mes tâches professionnelles, un endroit où je pourrai dire (ou plutôt écrire) ce que je pense vraiment, sans crainte de fâcher quelqu’un 😉

En fait, ce que je viens d’écrire n’est pas trop juste. On n’est jamais seul sur internet. Ce blog, s’il est là, sur la « toile », c’est qu’il est accessible à tous les « internautes », où qu’ils soient. N’importe qui pourra lire ces lignes-ci et, je vous l’avoue, ça fait soudainement peur. J’éprouve brusquement une forme d’agoraphobie, cette peur qu’on peut avoir des lieux publics, des espaces ouverts, de la foule. En effet, l’internet est le plus grand espace ouvert que je connaisse, et je me rends compte que je viens de me lancer, avec mon blog, dans ce lieu public démesuré. Je me sens d’un coup petit, très petit, insignifiant presque.

Le Petit Prince

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