A school for fools & red wine for me

722134Il y a quelques jours, j’ai commandé en ligne le livre A school for fools (en anglais, traduit du russe) que je suis en train de lire. Malheureusement, le texte n’est pas encore disponible en français, donc si vous n’êtes pas anglophones ou russophones, vous allez rater ce bouquin merveilleux et étrange écrit par Sacha Sokolov, un écrivain contemporain russe.

Depuis des années je respecte cette tradition que j’ai instaurée il y a une bonne dizaine d’années, voire plus : en hiver je lis toujours des écrivains slaves. Ce n’est pas quelque chose que je me suis imposée, ça a commencé plutôt comme une envie de lire Dostoïevski un hiver où il faisait très froid, ça a continué l’hiver suivant avec Boulgakov et la tradition y était déjà ! J’ai découvert ensuite Andreï Kourkov, un auteur ukrainien de langue russe que j’apprécie énormément et dont j’ai lu tous les romans qui ont été traduits en français (ou en anglais).

Cet hiver, j’ai découvert donc Sokolov, beaucoup moins impressionnant que Dostoïevski, moins ironique que Boulgakov et moins séduisant que Kourkov, mais extrêmement original. Le petit souci ? Son originalité est liée en grande partie à sa manière d’écrire, à la façon dont il emploie les mots, pour créer ce qu’il appelle proeziia, c’est-à-dire un texte à mi-chemin entre la prose et la poésie. Pour le traducteur en anglais de ce livre, la tâche n’a pas été facile et j’ai eu l’impression que souvent il n’a pas réussi à recréer l’effet souhaité par l’auteur. Traduire, c’est trahir l’original, c’est ce qu’on dit et cela est vrai. Pourtant, dans un texte comme celui écrit par Sokolov, le degré de « trahison » risque d’être significatif. Le lecteur se retrouve donc parfois devant des chaînes de mots qui n’ont pas vraiment de sens, alors que dans le texte original cela (je suppose) n’était pas le cas.

En tout cas, je n’ai pas encore fini mon bouquin, donc la conclusion reste à venir. Entre temps, j’essaie de profiter de chaque page, que je parcours chez moi, où il fait chaud, en essayant d’imaginer le grand hiver russe, avec la neige, le vent et les grandes étendues blanches. Et quand j’arrive à me transposer dans cette ambiance russe tellement bien que je commence à avoir froid, je me réchauffe avec un verre de vin rouge chaud. Qu’il s’agisse d’un Côte du Rhône ou d’un Bordeaux que j’ai acheté en promotion, je choisis toujours une bonne dénomination, pour le plaisir de mes papilles.

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