Six personnages en quête de… vin

510Q2TQKA4L._SL500_Immergé depuis plusieurs semaines dans l’œuvre de John Steinbeck, après La perle, Les raisins de la colère et La rue de la Sardine, hier je me suis délecté d’un autre chef d’œuvre signé par ce grand écrivain américain : Tortilla Flat.

J’ai du mal à trouver les mots pour expliquer à quel point ce petit bouquin a su me charmer et a confirmé mon admiration pour son auteur. Un texte simple à lire, mais loin d’être simpliste, des personnages nobles qui font partie des couches les plus démunies de la société, une histoire dramatique racontée avec humour… tout y est pour empêcher le lecteur de fermer ce livre tant qu’il n’est pas encore à la fin.

Tortila Flat est, on l’apprend dès la première page, « l’histoire de Danny, des amis de Danny et de la maison de Danny ». Les personnages principaux ? Six paisanos : Danny, bien sûr, et ses amis : Pilon, Pablo, José-Maria Corcoran, Big Joe Portagee et Le Pirate. Et si vous vous demandez ce que c’est un paisano, c’est toujours le narrateur du roman qui nous fournit la réponse : «un mélange de sangs espagnol, indien, mexicain, avec des assortiments caucasiens. Ses ancêtres vivent en Californie depuis cent ou deux cents ans. » L’objectif commun de nos héros ? Profiter de la vie, sans travailler et sans se soucier du lendemain. Leur plus grande passion ? Le vin ! Des gallons et des gallons de vin, le matin, à midi et au coucher.

Ci-dessous, un extrait du livre, qui a dû faire le délice de nombreux lecteurs :

« Deux gallons, c’est beaucoup de vin, même pour deux paisanos. Moralement, voici comment on peut graduer les bonbonnes. Juste au-dessous de l’épaule de la première  bouteille, conversation sérieuse et concentrée. Cinq centimètres plus bas, souvenirs doux et mélancoliques. Huit centimètres en dessous, amours anciennes et flatteuses. Deux centimètres de plus, amours anciennes et amères. Fond de la première bouteille, tristesse générale et sans raison. Épaule de la seconde bouteille, sombre abattement, impiété. Deux doigts plus bas, un chant de mort ou de désir. Encore un pouce, toutes les chansons qu’on connaît. La graduation s’arrête là, car les traces s’effacent alors et il n’y a plus de certitude : désormais n’importe quoi peut arriver.»

Si mon texte vous a donné envie de lire ce livre et de boire quelques gallons de vin (ça ne m’étonnerait pas, d’ailleurs), sachez que pour éteindre votre soif vous pouvez acheter les deux en ligne. Je vous recommande vivement Amazon pour les livres et 1er Cru pour le vin. Si Amazon n’a plus besoin d’aucune présentation, 1er Cru ne jouit pas de la même renommée. Toutefois, pour acheter des vins en ligne, je pense que vous pouvez leur faire confiance.

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