Cuisiner comme un chef

51iI+EBnjoL._SL500_Deux mois sont déjà passés depuis le lancement de mon blog et je viens de me rendre compte que j’ai beaucoup écrit sur les livres que j’ai lus, un peu moins sur les vins et… rien sur la cuisine. Pourtant, dans la petite description que j’ai mise sur la page d’accueil, j’ai bien noté que ce blog s’adresse aussi à « ceux qui aiment (…) le vin et la gastronomie, le vin et la vie ».

Pour vous prouver que le mot « gastronomie » ne s’est pas glissé dans ma présentation par pur hasard, ni exclusivement pour des raisons de prosodie (gastronomie/vie, quelle jolie rime pourtant), l’article que je suis en train d’écrire porte sur la cuisine. Et, plus précisément, sur un livre de cuisine (je ne peux pas m’en empêcher, dans mes textes il faut que ce soit toujours question d’un livre).

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The right book and the right wine at the right time

KunderaRelire un livre qu’on a jadis aimé peut être parfois aussi décevant que revoir vingt ans plus tard la petite fille qu’on avait décidé d’épouser quand on avait 7 ans. Et si, lorsqu’il s’agit de la fille, il est possible que ce soit elle qui a beaucoup changé (trop de soucis ou trop de cigarettes ?), pour ce qui est du livre une chose est sûre : les mots sont toujours les mêmes, rien n’a changé depuis la première lecture.

Et pourtant, on dirait que tout a changé : Les phrases qui jadis nous ont changé la vie nous paraissent aujourd’hui maladroites, les personnages qui nous ont fait rêver sont soudainement ridicules. Et lorsqu’on se souvient d’avoir recommandé ce bouquin à tous nos proches, on commence à avoir honte. Eux aussi, ils vont découvrir que le livre n’est pas bien écrit, ils vont penser que l’histoire ne tient pas la route. Ils vont mettre en question notre capacité de juger un texte et d’avoir un avis pertinent sur un auteur.

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Un bon livre et du bon vin : la belle vie à la française

Un bon cruPassionné depuis mon enfance par la lecture, j’ai découvert le vin (lisez « le plaisir de boire un verre de bon vin ») beaucoup plus tard, quand j’ai quitté mon pays natal pour vivre dans le sud de la France.

Eh oui, cliché oblige, une fois installé sur la Côte d’Azur, pas loin de la fameuse Provence, j’ai commencé à m’intéresser au vin français et à en consommer. Pour être honnête, je n’ai pas eu trop le choix. Pour être l’un des leurs, il faut vivre comme eux et… boire leur vin. J’ai compris vite que, lors de mes sorties au restaurant, si le serveur restait interloqué (« Pardon ? Pardon ? »), le problème n’était pas (seulement) mon accent, mais le fait de commander un chocolat chaud (« Un chocolat chaud ??? ») ou une infusion (« Une infusion ??? ») pour accompagner ma souris d’agneau.

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A school for fools & red wine for me

722134Il y a quelques jours, j’ai commandé en ligne le livre A school for fools (en anglais, traduit du russe) que je suis en train de lire. Malheureusement, le texte n’est pas encore disponible en français, donc si vous n’êtes pas anglophones ou russophones, vous allez rater ce bouquin merveilleux et étrange écrit par Sacha Sokolov, un écrivain contemporain russe.

Depuis des années je respecte cette tradition que j’ai instaurée il y a une bonne dizaine d’années, voire plus : en hiver je lis toujours des écrivains slaves. Ce n’est pas quelque chose que je me suis imposée, ça a commencé plutôt comme une envie de lire Dostoïevski un hiver où il faisait très froid, ça a continué l’hiver suivant avec Boulgakov et la tradition y était déjà ! J’ai découvert ensuite Andreï Kourkov, un auteur ukrainien de langue russe que j’apprécie énormément et dont j’ai lu tous les romans qui ont été traduits en français (ou en anglais).

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